Je suis maman de deux enfants de 3 ans et 1 an. Je suis licenciée en histoire de l’art et archéologie, et actuellement maman au foyer. Très rapidement, je me suis posé des questions sur la manière de préserver au mieux la santé de mes enfants et j’ai été très surprise par le nombre de points auxquels il faut être attentif. C’est la raison qui m’a poussée à être membre du groupe de travail Santé des
enfants.
Au niveau du danger des bis-phénols A, je ne suis pour ainsi dire pas concernée car j’allaite mes enfants. Mon aînée a été allaitée 19 mois, j’allaite toujours mon second. Lorsque mon aînée n’a plus été allaitée, elle a pu directement boire dans une tasse ou un verre. Occasionnellement, nous utilisons un biberon, pour donner de l’eau en été, par exemple. Il s’agit d’un petit biberon en plastic sans bis-phénols, que nous ne chauffons jamais et dont l’utilisation reste limitée.
En ce qui concerne les cosmétiques, nous sommes allergiques au parabens, ce qui nous conduit à les éviter systématiquement. Rapidement, par facilité, j’ai limité les savons au savon d’Alep, entièrement naturel, et à du shampooing d’une marque particulière, toujours la même, que nous supportons très bien et
qui est dénuée de toxicité. J’utilise de l’huile de sésame comme huile de soins, et pour le siège des bébés, je choisis une crème bio, les autres crèmes n’offrant pas la garantie de non toxicité. Très efficace aussi contre les rougeurs l’argile blanche mélangée à de l’huile d’olive, avec quelques gouttes d’huile essentielle de lavande officinale. Au niveau des produits solaires, j’ai des enfants extrêmement sensibles, avec une peau très blanche. Je ne les expose tout simplement pas au soleil ! Ils portent chapeau et chemise à manche longue pour la promenade, et j’évite de rester au soleil. Enfin, pour les poux, une
discussion à la pharmacie permet qu’on vous conseille des produits peu toxiques pour s’en débarrasser, il suffit de manifester son désir d’éviter les produits toxiques ! Les peignes anti-poux et l’huile essentielle de lavande officinale dans la nuque en prévention sont utiles. En prévention, bien mettre le bonnet et l’écharpe de l’enfant dans la manche du manteau à l’école et non dans un bac commun aide aussi !
Au niveau des polluants intérieurs, dans notre logement en location, il est difficile de modifier grand-chose. De même, quand on n’a pas beaucoup d’argent, les meubles « de récup » en contreplaqué restent un passage obligé... Pour limiter la diffusion des polluants, on peut poser une couche de vernis naturel sur la « tranche » des meubles en contreplaqué, car c’est par là principalement que s’échappent les formaldéhydes. J’aère quotidiennement. Au niveau électromagnétique, je n’ai ni GSM, ni téléphone sans fil, ni baby-phone. Je ne peux cependant pas éviter le wi-fi des voisins... Beaucoup de parents pensent que le baby-phone est une nécessité. Ce n’est pas le cas : même dans une grande maison, aller écouter dans le couloir de temps en temps suffit. Nous gardons les enfants dans notre chambre tant qu’ils ont besoin de téter la nuit, et garder les portes ouvertes suffit à les entendre. Je voudrais aussi préciser que le baby-phone n’empêche en rien la mort subite du nourrisson, contrairement à ce que j’ai entendu autour de moi. Cela se passe dans le silence et les seuls bébés dont j’ai entendus qu’ils avaient été sauvés « in extremis » l’ont été par l’instinct de la maman ou du papa, et non par le baby-phone.
En ce qui concerne les vaccins, nous avons discuté avec la pédiatre de la meilleure conduite à tenir, et de la moindre toxicité possible. Compte tenu de l’obligation vaccinale, cela reste un passage obligé, mais étant maman au foyer, j’ai pu retarder la date de la première injection et refuser la majeure partie des
vaccins recommandés par l’ONE et obligatoires pour l’entrée en crèche.
Au niveau des jouets, j’essaye de donner à mes enfants des jouets en bois, solides et
durables, sans piles. Il est malheureusement difficile de persuader l’entourage de respecter les mêmes principes, eux qui considèrent parfois que nous privons nos enfants.
J’utilise des couches lavables. Calculs faits, c’est beaucoup plus économique que les jetables, sans compter le bénéfice écologique, pour lequel nous avons fait ce choix au départ. Cela ne demande pas énormément de temps, c’est une question d’organisation, et je connais plusieurs mamans qui travaillent qui les utilisent. Personnellement, je fais un prélavage des couches et j’ajoute ensuite dans la machine le reste du linge du ménage. J’étends ensuite le tout. Il n’y a pas besoin de repasser, et un lavage à 40° suffit à éliminer la plupart des bactéries. Il faut savoir aussi qu’en utilisant des couches jetables, il faut impérativement interdire à son bébé de jouer avec une couche en raison des produits qu’elles contiennent. Avec les couches lavables, pas de problème, on peut laisser les couches à la portée des enfants dans une armoire basse.
Enfin, au niveau de l’alimentation, je mange selon les principes de la doctoresse Kousmine. Je mange donc bio, local et de saison, et j’utilise le moins possible de produits industriellement transformés : je
cuisine la nourriture de mes enfants moi-même.
Je n’ai pas l’impression de me compliquer beaucoup la vie : c’est juste un nouveau mode de
vie à adopter, souvent plus écologique et plus économique que ce qui est habituellement proposé.
Marie-Ève
Tries
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