Mouvement politique des objecteurs de croissance (mpOC)

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Les étapes suivantes

mpOC | Posté le 21 novembre

Billet bimestriel - novembre 2017

Ce message bimestriel est le 12ème que vous envoient les Objecteurs de Croissance. Après 8 ans d’actions et 2 ans d’envoi de ces mails, nous pouvons estimer, sans être trop prétentieux, qu’une première bataille politique tourne à notre avantage. En effet, la majorité de nos contemporains qui s’intéressent quelque peu à notre avenir collectif sont aujourd’hui conscients qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Belgique et dans l’empire d’Europe. Même les médias dominants, qui se veulent en général rassurants, sont bien obligés de confirmer ce que nous dénonçons depuis des années.

Ça va vraiment mal

Les changements climatiques ne sont plus une menace pour le futur : tempêtes, ouragans, fonte des glaces, sécheresses et incendies de forêt sont là. Les États jurent à la COP21 qu’ils vont agir et… font juste le contraire : nouvelles autoroutes, futurs aéroports, bétonisation de terres… Les leaks et papers s’accumulent et montrent que les riches ont mille manières de fuir la solidarité que permettent les impôts. Ce sont donc les 95% restants qui doivent payer de plus en plus pour que la sécurité sociale et les services publics ne tombent pas tout à fait en faillite.

Hélas, prendre conscience du très mauvais coton que nous allons tous filer si nous persévérons à accepter les dérives du productivisme néolibéral ne suffit pas. Puisque nos élus sont les otages des multinationales et de l’Europe, il faudrait que ceux qui « savent » prennent leur destin en main et agissent sans attendre que les (ir)-responsables arrêtent enfin de nous mener au désastre.

Si certains citoyens le font et avec une efficacité accrue, le passage à l’acte de la majorité est empêché par de multiples raisons psychologiques. Sortir du déni (« Ce n’est pas possible, ils (?) vont trouver une solution »), du continuisme (« Ça a toujours marché comme çà, pourquoi changer ?  »), de la pression sociale (« Mes amis, ma famille vont me prendre pour un fou si je sors des rails… »), de l’angoisse (« J’aimerais arrêter ce boulot de merde mais pour me retrouver au chômage, non merci !  »)…, cela impose un travail sur soi qui ne se fait pas un jour.

Puisque la connaissance et l’indignation sont là, le mpOC consacrera encore plus d’énergie à convaincre que chacun peut passer du désespoir social (méfiance envers toutes les institutions mesurée par l’enquête sociologique Noir Jaune Blues), propice aux révoltes stériles et à la recherche de boucs émissaires, à des mobilisations collectives.

Pas seuls et bien informés

Certes, les médias dominants nous alertent mais ils ne vont certainement pas jusqu’à proposer la seule alternative pourtant crédible : mettre fin à l’obsession de croissance qui est à la source du creusement terrible des inégalités sociales et de l’emballement de cette formidable machine à réchauffer la planète qu’est notre insoutenable système économique. A l’opposé de cette information aseptisée, il est des médias qui non seulement disent le malheur du monde mais s’indignent, dénoncent, aident à comprendre le système politico-économique qui fait que nous foncions vers le mur sans ralentir. Un exemple de média résistant est Kairos, journal anti-productiviste. Plusieurs membres du mpOC écrivent dans Kairos. Si les quelques lignes que nous vous envoyons tous les 2 mois par ce message vous donnent envie d’en connaître plus sur les pensées et les propositions des objecteurs de croissance, nous vous proposons d’aller surfer sur le site de Kairos (http://www.kairospresse.be/) et surtout de vous abonner - http://www.kairospresse.be/abonnement - au prix dérisoire de 18 € par an afin de découvrir, tous les 2 mois, les 24 pages du « journal belge mondial  » qui donne envie de se battre pour « une société décente  ».

Avec les camarades suisses de –Moins ! (http://www.achetezmoins.ch/) et français de La Décroissance (http://www.ladecroissance.net/) se met en place une internationale médiatique francophone qui propose un autre projet que celui, suicidaire, défendu par la presse dominante. Blocages psychologiques

Bien que la majorité des gens sache qu’il faudrait d’urgence changer de mode de vie et de politique, la plupart restent apathiques et vivent dans la servitude volontaire. Au mpOC nous allons essayer des mieux comprendre les raisons de cet immobilisme afin de lever les blocages psychologiques sous-jacents, ces raisons qui font que beaucoup n’osent pas emprunter les nécessaires chemins de la transition. On parlera de tout cela dans les moins à venir car nous sentons que de plus en plus de gens voudraient canaliser leur colère dans des voies de résistances concrètes et constructives.

Toutes les infos relatives aux actions et réflexions du mouvement politique des Objecteurs de Croissance sur http://www.objecteursdecroissance.be/

Alain Adriaens

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